Violences systématiques commises par des puissances impérialistes

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Le terme "impérial terrorisme" n'est pas une expression courante dans les discours officiels, mais il est utilisé dans les milieux critiques, intellectuels ou militants pour désigner les violences systématiques commises par des puissances impérialistes (notamment occidentales) sous couvert de défense des intérêts, de maintien de l'ordre ou d'intervention humanitaire.

Voici une analyse structurée de ce concept :

1. Définition du concept

Le "terrorisme impérial" peut être défini comme :

L’usage de la force, de la peur ou de la destruction massive par une puissance dominante pour maintenir sa suprématie politique, économique ou militaire, souvent au détriment des peuples colonisés ou marginalisés.

Ce terme inverse l’accusation traditionnelle : ce n’est plus seulement le "terroriste" qui menace l’empire, mais l’empire lui-même qui agit comme un terroriste.

2. Exemples historiques cités par les critiques

  • Colonialisme français, belge ou britannique : massacres, déplacements forcés, répression (Algérie, Congo, Inde…).
  • Guerres impérialistes modernes :
    • Irak (2003) : invasion sous prétexte d’armes de destruction massive → chaos, destructions civiles massives.
    • Libye (2011) : intervention de l’OTAN → effondrement de l’État, guerre civile prolongée.
    • Afghanistan (2001-2021) : occupation longue, drones, bavures → bilan civil lourd.
  • Soutiens à des dictatures "alliées" : Pinochet au Chili, Mobutu au Zaïre, Habyarimana au Rwanda, etc.

3. Outils utilisés par le "terrorisme impérial"

  • Guerres préventives déguisées en "opérations de paix".
  • Sanctions économiques destructrices (ex. : Irak dans les années 90, Venezuela).
  • Drones et frappes ciblées dans des pays "non déclarés en guerre".
  • Propagande médiatique massive pour justifier ces actions (arme narrative).
  • Ingérence politique ou manipulation d’élections.

4. Critique morale et philosophique

  • Ce type de "terrorisme" est banalisé car exercé par des États puissants, souvent avec le soutien d’organisations internationales.
  • Il instrumentalise le droit international pour des intérêts nationaux ou économiques.
  • Il délégitime les luttes de libération en les assimilant à du terrorisme.

5. Auteurs et penseurs liés au concept

  • Noam Chomsky : critique radical de l’impérialisme américain.
  • Frantz Fanon : dénonciation de la violence coloniale comme système.
  • Edward Said : critique de l’orientalisme et de la domination culturelle.
  • Achille Mbembe : notion de nécropolitique – le pouvoir de décider qui vit ou meurt.

6. Aujourd’hui : un impérialisme reconfiguré

  • Guerres économiques, domination par la dette, contrôle numérique.
  • Présence militaire étrangère en Afrique (ex : Barkhane) contestée par des populations locales.
  • Utilisation du narratif "démocratique" pour justifier des changements de régime.

Conclusion

Le "terrorisme impérial" est une accusation morale et politique puissante, qui renverse la logique dominante du "bon empire" contre le "méchant terroriste". Il questionne :

  • Qui définit le terrorisme ?
  • Pourquoi certaines violences sont jugées légitimes, d’autres non ?
  • Qui contrôle le récit ?

Violences systématiques commises par des puissances impérialistes
Michel Ndayishimiye 25 mars 2025
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